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STAGES TECHNIQUES INTENSIFS

ANTONIO TODARO
Dans le parcours d’un danseur de tango, il arrive que l’on remonte une filiation invisible : un professeur, qui a lui-même appris d’un autre, et ainsi de suite. C’est ainsi que se transmettent le tango et la culture.
Parmi ces figures essentielles, Antonio Todaro occupe une place singulière. Né en 1929 à Buenos Aires, Todaro s’est formé dans les clubs de quartier, à une époque où l’on apprenait en observant et en pratiquant entre pairs. Sans maître au départ, il développe très tôt une exigence fondée sur la répétition, l’engagement et le temps consacré à la danse. Le tango ne se consomme pas, il se construit. Travailleur de métier, danseur par vocation, il passe des heures à pratiquer, avec ou sans musique, porté par une idée simple : apprendre, quel que soit le moyen. Cette discipline forge un style personnel, à la fois rigoureux et expressif.
À partir de la fin des années 40, il s’impose progressivement comme danseur puis comme enseignant. Sa rencontre avec Raúl Bravo marque un tournant : ensemble, ils structurent une pédagogie et contribuent à transmettre le tango à une nouvelle génération, à un moment où beaucoup le croyaient en déclin. Todaro ne se contente pas de reproduire : il transforme. Il développe une danse de scène, intègre la chorégraphie, explore les possibilités du mouvement, sans jamais rompre avec l’essence du tango. Il devient un pont entre le tango des années 40 et celui des années 80. De nombreux danseurs majeurs se formeront auprès de lui, prolongeant son travail à travers le monde.
Plus qu’un créateur de figures, Todaro était un passeur. Un homme qui adaptait la danse à chacun, au point d’être parfois surnommé « le tailleur du tango ». Il disait : « Je peux ne pas aimer la façon dont quelqu’un danse, mais je ne dirai jamais que ce n’est pas du tango. »
Parmi ses élèves, on retrouve : Miguel Ángel Zotto, Milena Plebs, Roberto Herrera, Alejandra Mantiñán, et bien d’autres.
Todaro fut : • un créateur de figures, • un grand pédagogue, • et surtout un pont entre le tango des années 40 et celui des années 80. Il a : • développé le tango de scène, • enrichi la chorégraphie, • et formé une génération entière de danseurs. On le surnommait parfois « le tailleur du tango », pour sa capacité à adapter la danse à chaque danseur.
Il disait : « Quand quelqu’un dit : “ce n’est pas du tango”, c’est qu’il attend le tango des années 40. Je peux dire que je n’aime pas la façon dont quelqu’un danse, mais je ne dirai jamais que ce n’est pas du tango. Celui qui dit cela… danse-t-il vraiment ? »

… le retour …
La pePE MilonGA bientôt … Nouveau lieu, nouvelle ambiance, nous vous disons à bientôt pour une nouvelle séance,
et comme toujours vous serez informés en avant-première.
